Avant l’apparition de la RT 2005, il aurait été illusoire de vouloir comparer un mur de parpaings et isolation intérieure avec des systèmes d’isolation réparties comme la brique à joints minces (monomur) et le béton cellulaire (Thermopierre).
L’usage des rupteurs de ponts thermiques va-t-il relancer le débat ?
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Nous avons volontairement éliminé du comparatif les déclinaisons les moins bonnes des systèmes constructifs comparés, à savoir :
| De ce fait, nous allons comparer trois solutions constructives dont l’épaisseur des murs est voisine de 37 cm et dont le prix au m² du mur en élévation est comprise entre 90 et 110 €TTC. |
Si les notions de de pertes thermiques, d’inertie, de capacité calorifiques et de déphasage ne vous sont pas familières, lisez d’abord notre introduction au dossier « En quoi construire les murs de votre maison ».
Nous avons déjà analysé cette solution sur la base d’une isolation à base de laine minérale et de pare-vapeur.Pour maximiser les performances, nous allons dans ce comparatif, utiliser des rupteurs de pont thermiques, une isolation écologique à base de laine de bois et un freine-vapeur. Avec un tel isolant, le prix est augmenté d’environ 10€/m² à condition de poser soi-même l’isolant, ce qui est la solution conseillée. |
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Nous allons prendre en compte ici des briques monomur d’épaisseur 37,5 cm, une liaison de plancher bas avec rupture isolante au droit du dallage et un plancher intermédiaire lourd (à entrevous) avec planelle en nez de plancher et correction isolante en nez de dalle. Plusieurs constructeurs fournissent des briques aux performances légèrement différentes. Les valeurs retenues pour ce comparatif sont de λ=0,12 et les valeurs ψ, respectivement de 0,26 et 0,18 pour les liaisons plancher bas et intermédiaire. Outre l’appellation Monomur, les marques et dénominations commerciales connues sont notamment Biomur, Porotherm, Bio’bric, Gelis, Bellenberg ... |
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La valeur de référence des règles TH-U (volume 2/5 matériaux), est de λ=0,145 (pour des blocs de densité 400kg/m3). Cette valeur étant très en deçà des performances certifiées NF , nous avons retenu pour ce test une valeur de λ=0,12, ce qui correspond à des blocs d’une densité de 450kg/m3. |
| Parpaing + contre-cloison |
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| Brique Monomur |
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| Béton cellulaire |
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Avec les meilleures pratiques actuelles, les trois solutions sont parfaitement équivalentes du point de vue de la limitation des pertes thermiques. Le très léger avantage conféré au béton cellulaire présupposant l’utilisation de planchers eux même en béton cellulaire, aucune solution ne se détache de ce point de vue.
Ces solutions sont également durables du point de vue de la longévité car l’isolant laine de bois (dense) est très stable, ne se tasse pas et ne craint pas les rongeurs ni les termites.
Pour déterminer de manière sûre l’apport d’inertie apportée par des parois multi-couche, nous appliquons les calculs selon la norme ISO 13786 en régime périodique (période de 24h).
Là encore, les tois solutions offrent des performances excellentes, avec toutefois une performance un peu en retrait pour la solution béton cellulaire.
| Parpaing + contre-cloison |
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| Brique Monomur |
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| Béton cellulaire |
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Là encore, nous utilisons la norme ISO 13786 en régime périodique (période de 24h) pour déterminer de manière sûre l’aptitude des solutions à retarder et surtout amortir les fortes variations de températures extérieures, gage de confort en été.
Il est à noter que la norme indique que la plage de valeur possible est comprise en 0 et 12h. Toutes les valeurs de déphasage supérieures à 12h sont de toute manière excellentes et suffisantes en terme de performance.
Dans le cas présent, les trois principes ont des valeurs excellentes.
Pour ce qui est de la solution parpaing + contre-cloison, c’est l’isolant laine de bois qui permet d’obtenir une telle valeur. Avec une solution basée sur une laine minérale à 70 kg/M3, le déphasage est d’environ 9h30.
| Parpaing + contre-cloison |
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| Brique Monomur |
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| Béton cellulaire |
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Dans une stratégie de haute qualité environnementale et de maisons à basse consommation énergétique, l’énergie nécessaire pour fabriquer les matériaux de construction prend une importance prépondérante.
Et là le score est sans appel, la cuisson nécessaire lors de la fabrication de la brique la relègue au dernier rang, tandis que l’utilisation combinée du parpaing et de la laine de bois (matériaux peu énergivores) font de cette solution la gagnante du tiercé.
| Parpaing + laine de bois + contre-cloison |
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| Brique Monomur |
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| Béton cellulaire |
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Pour cette raison, la Monomur de terre cuite ne mérite pas totalement le qualificatif écologique qui lui est souvent attribué. Par contre, des solutions alternatives existent avec en particulier la brique de Pierre Ponce, distribuée par Cogetherm.
Epaisse de 35cm, la plus performante des briques Cogetherm offre une résistance thermique en retrait de 15% par rapport aux meilleures briques Monomur de terre cuite, mais son énergie grise est inférieure à 60 kWh/m².
Même dans la meilleure des configurations (isolant avec un freine vapeur Sd=10m et non pare-vapeur) la solution d’isolation par l’intérieur reste logiquement en retrait par rapport aux solutions d’isolation répartie.
| Parpaing + contre-cloison |
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| Brique Monomur |
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| Béton cellulaire |
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L’excellente valeur atteinte par le béton cellulaire va toutefois dépendre de l’enduit extérieur qui lui sera appliqué, or tous les enduits ne sont pas compatibles avec ce matériau (une liste d’enduits conseillée est disponible sur le site belge de Xella).
La brique monomur présente également de très bonnes valeurs et il est à noter que c’est le seul produit qui ne se dégrade pas en cas d’inondation.
Le béton cellulaire ne peut se poser qu’en joints minces avec le mortier adapté et ce dernier ne peut couler dans les petites alvéoles. Sa pose est relativement plus simple que celles des briques monomur. Les éléments peuvent être découpés à la scie manuelle. Par exemple pour la réalisation du pignon on tracera le rampant du pignon et on pourra le découper ensuite de manière très simple. Les feuillures des menuiseries sont réalisées par découpe à la scie sauteuse.
Par contre, la pose de la brique monomur est assez technique et l’analogie avec la brique ordinaire conduit souvent les maçons à commettre des erreurs qui font baisser drastiquement les perfomances. Pous vous convaincre, voici un petit florilège d’erreurs générant d’importants ponts thermiques :
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Coulage de béton autour d’une poutre
Large joint vertical |
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Arase de pignon avec rampannage
Tableaux de fenêtre sans utilisation des accessoires préconisés et joints épais |
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Dans le cas de la solution parpaing, isolation par l’intérieur et plâtrerie traditionnelle, l’isolant est posé seul (non associé à une plaque de plâtre) et l’utilisation de 2 couches croisées permet de diminuer grandement les effets des défauts de pose.
Par contre, il faut impérativement veiller à ce que les rupteurs de ponts thermiques en about de plancher soient bel et bien posés (vérifier avant le coulage des dalles). Sans ces accessoires, la performance solution bloc béton chute drastiquement.
Pour une maison moyenne, le surcoût de la mise en oeuvre de ces rupteurs est de l’ordre de 1500€.
Ces trois solutions comparées sont toutes haut de gamme.
Le choix devra donc surtout se faire suivant les professionnels sérieux que vous rencontrerez et les prix pratiqués dans votre région.
Toutefois, tout comparatif méritant classement, voici nos préfrences dans l’ordre, applicable hors zone sismique :
| 1er : le béton cellulaire | Ce procédé présente les performances les plus homogènes, se pose facilement, est durable dans le temps. Le thermopierre isole très bien, assure un très bon déphasage, apporte une inertie tout à fait satisfaisante et nécessite une énergie grise maîtrisée. Les nouveaux éléments permettent un traitement très efficace des ponts thermiques. Enfin, l’arrivée sur le marché de nouveaux blocs de 50cm de profondeur rend cette solution compatible avec le label BBC (bâtiment basse consommation), l’équivalent français de l’appellation allemande maison passive. |
|---|---|
| 2ème : le parpaing avec isolation par l’intéreur et plâtrerie traditionnelle | Le challenger là où l’on le l’attendait pas ! Associé aux meilleures techniques de rupteurs de ponts thermiques et à la plâtrerie traditionnelle, le bloc béton fait merveille. Energie grise relativement faible, excellent déphasage et très bonne inertie apportée par la contre cloison, le seul bémol de la solution est la résistance à la diffusion de vapeur d’eau (mais qui est compensée par la propriété de la brique à réguler l’humidité des locaux) |
| 3ème : la brique monomur | La reine des salons de construction écologiques mérite-t-elle encore son trône ? Si ses qualités intrinsèques ne sont pas usurpées, il faut bien vérifier sa mise en oeuvre lors du chantier. De plus, son énergie grise est de loin la plus élevée du comparatif. Pour des performances comparables, vous pouvez également opter pour une brique isolante de 20cm avec complémentation d’isolation par l’intérieur et brique platrière. |
Ces 3 solutions doivent permettre d’atteindre les niveaux Haute voire très Haute Performance Environnementale (HPE ou THPE) ... mais pas à priori le niveau basse consommation (Effinergie) qui est la cible visée des constructions à l’horizon 2015
Nous n’avons pas comparé les variantes des monomurs et béton cellulaires en 30 cm d’épaisseur car ces solutions sont nettement en retrait du point de vue performance.
La construction en zone sismique impose la mise en oeuvre de chainages complémentaires qui diminuent sensiblement les performances des solutions à isolation réparties. Dans ce cas, il est conseillé d’opter pour des solutions d’isolation par l’intérieur ou l’extérieur.
En l’occurrence, parmi les trois solutions comparées, le choix du bloc béton, rupteurs de ponts thermiques et isolation par l’intérieur avec contre-cloison est celle qui s’impose en zone sismique.
| Valeurs des ponts thermiques de liaison Ψ (W/mK) | Parpaing + rupteurs | Monomur | Béton cellulaire |
| angles des murs avec plancher sur terre plein | 0.2 | 0.26 | 0.12 |
| angle des murs avec plancher intermédiaire (étage) | 0.25 | 0.18 | 0.12 |
| angle sortant entre deux murs (cas usuel) | 0.02 | 0.1 | 0.1 |
| angle entrant entre deux murs | 0.16 | 0.1 | 0.1 |
| angle entre les murs (extérieur) et les murs de refend | 0.11 | 0.14 | 0.14 |
| angle entre les murs et les appuis de fenêtre (partie inférieure) | 0.1 | 0.13 | 0.14 |
| angle entre les murs et les linteaux de fenêtre (partie supérieure) | 0 | 0.07 | 0.11 |
| angle entre les murs et les tableaux de fenêtre (côtés) | 0 | 0.03 | 0.05 |
En marge de l’énergie grise, il peut être intéressant de comparer l’effet sur le changement climatique sur le cycle de vie des matériaux du comparatif.
Ces informations sont disponibles sur la base de données INIES des caractéristiques environnementales et sanitaires des produits de construction en France.
Les données des trois matériaux sont indiquées par "unité fonctionnelle" UF correspondant à un m² de mur construit avec ce matériau et sur une durée d’utilisation d’un an (rapportée à sa durée de vie estimée).
D’abord toute mes félicitations pour votre site, mais je tiens à réagir sur votre étude comparative. Je ne comprends pas pourquoi cette comparaison. À mon sens vous auriez du comparez des techniques de construction fort différentes pour savoir laquelle est la mieux. Par exemple une construction en dur avec isolation ext., une construction en bois et une construction en coffrage isolant, une nouvelle tendance qui prend de l’ampleur mais dont ont connait peu de chose. Et là on aurais pu voir les différences. La preuve est clairement démontrée dans vos résultats presque toujours équivalents avec peu d’écart. Votre comparaison aurais aussi bien pu être faite avec 3 techniques de construction bois. Ossature 46 X 97 tout les 40 cm, ossature madriers horizontaux emboités et finalement une ossature type charpentier de marine. L’une isolé avec de la laine de verre l’autre avec de laine de mouton et l’autre avec de la ouate de cellulose. À quoi bon.
Si ça vous intéresse j’ai développé un système constructif avec du polystyrène de 20 cm d’épaisseur. Le schéma structurel est de type poteaux-poutres de béton armé. Des poteaux de 12 cm X 12 cm tous les 60 cm pris en sandwich dans un coffrage de 20 cm. Les revêtements intérieur-extérieur peuvent être les mêmes que n’importe quelles construction. L’avantage de ce système constructif est le temps de mise en oeuvre. Lorsque vous posez un panneau vous posez 1,8 m2 de surface soit l’équivalent de presque 20 parpaings. Le gros oeuvre d’une maison de 100m2 se fait en une semaine à 3 personnes. Et sans coûter plus cher que les système comparés. Il faut compter 120£/m2 si vous faite faire les travaux. Mais à ce prix l’isolation est déjà en place !!!
Si vous êtes intéressé par des études comparative, je vous donnerais tous les détails sur le coffrage isolant hauteur d’étage Styro-wall.
en tant qu’exploitant de carrières de pierre ponce en Turquie,depuis 1987 le parpaing de pierre ponce est un excellent produit pour toutes constructions saines
le parpaing de ponce ne demande aucun entretien une construction en pierre ponce est une construction à vie solide
A lire certains commentaires, un simple comparatif mettant en oeuvre 3 solutions constructives aux budgets proches, accessibles aux plus grands nombres car facilement duplicable, semble déchainer des réactions de l’ordre de l’affectif ! OUI,Un complexe constructif utilisant le bloc béton en élévation n’est pas une mauvaise solution, juste sous l’angle de la performance thermique. Oui, un bati au label BBC est facilement réalisable avec un bloc béton. Mais on devrait aussi s’attarder bien davantage sur le confort acoustique de l’ensemble du bati, à la pérénité de celui-ci ; Il est bien évident que les meilleurs produits, sans une réflexion globale, se révèleront bien décevant et qu’il serait parfois préférable de rechercher une mise en oeuvre la plus appliquée et cohérente possible. Ce fameux bloc béton, qui réprésente toujours en national 7 maisons sur 10, est proposé depuis un peu plus d’une année aussi en pose à joint mince : voir le TARMABLOC
Cordialement
David Quinçaine
Bonjour
Dommage que vous ne parliez pas d’un système a base de blocs coffrant isolant.
Nous on en utilise un en copeaux de bois, avec voile béton coté intérieur de façon a avoir une bonne inertie.
En 36,5cm d’épaisseur sans isolation rapporté on est en train d’obtenir le label BBC Effinergie RT 2012
Pour plus de détails visitez mon blog.
Par l’intermédiaire de celui ci je suis ouvert a toutes questions.
@+
Mon blogVotre comparaison à le mérite d’exister et d’induire le doute chez le lecteur (plus ou moins néophyte)qui se voit irrémédiablement proposé le doublage placo rarement le monomur ou le siporex et de plus en plus l’ossature bois placo par chez moi (landes).
Intéressé par le sujet, personnellement et professionnellement (enseignant construction/technologie), j’ai suivis quelques chantiers et effectivement vu des erreurs flagrantes dans la mise en œuvre du monomur par des artisans. Et de très bonnes réalisations par des auto constructeurs suivant scrupuleusement les consignes des fabricants.
Les systèmes présentés ici peuvent tous convenir parfaitement si ils sont bien pensés et bien mis en œuvre.
Actuellement j’améliore thermiquement ma maison construite par des artisans locaux en 1991. Mur brique 20cm+ 75mm laine de verre + brique 5cm + plâtre. J’ai soulevé les tuiles au droit des murs, percé une fenêtre (au sud) et démoli une zone de doublage et j’ai pu constaté que l’isolant des murs était toujours présent et en état neuf. Il avait été collé par plot et les lès jointés par du scotch dans le respect des DTU. Dommage qu’ils n’en ai pas mis plus, quoique je m’en tire pas mal, le standard local de l’époque étant 40mm. Aussi abérant dans notre climat que d’en mettre 250 ou 300mmm comme propose systématiquement les vendeurs de "maison passive" locaux !
Plus je participe à des chantiers plus je me rends compte que, si la qualité initiale du produit est importante,la qualité de la mise en œuvre est primordiale pour la durabilité et la performance quelques soient les solutions. La cohérence architecturale adaptée au climat faisant le reste.
Bonjour, A lire un certain nombre de réactions, il semble qu’il y ait une confusion entre les caractéristiques thermiques des matériaux et la présence ou non d’humidité. Les qualités des matériaux quels qu’ils soient ne créent pas d’humidité, mais laissent celle-ci plus ou moins passer. C’est la présence humaine et les activités développées (cuisine, toilette, etc.) qui la créée. Un dormeur (donc au repos total) génère 40 g d’eau (sous forme de vapeur) uniquement par la respiration et la perspiration ; Trois personnes produisent dont environ 1 litre d’eau en une nuit.
Plus on va vers une isolation étanche à la fois à l’air et à la migration hydrique, plus on réalise une cocote- vapeur. Or éliminer tous les ponts thermiques et les parois froides relève du mythe. Même un vitrage très bien isolé sera toujours une paroi plus froide que le reste de la paroi, et la vapeur d’eau si elle n’est pas évacuée, viendra toujours condenser. Et comme il y a des spores dans l’air, il y aura à un moment apparition de moisissures.
Globalement, il y a deux possibilités avec des intermédiaires :
Un dispositif de ventilation lié à la production hydrique comme une VMC hygroréglable pour des parois très étanches (ex BA13 + pare-vapeur) ; par rapport à la RT05 et face à un système double-flux, l’hygro est plus intéressante car au moins aussi efficace en terme de déperditions et moins onéreuse (un seul réseau aéraulique, pas de filtre).
Ou des parois gérant elles-même l’humidité. Un complexe isolant utilisant, par exemple, de la brique en ossature et du béton cellulaire en parement/isolant permet de gérer les migrations capillaires : la maison respire autrement. Par contre, il faudra toujours une évacuation des autres polluants tels que CO² etc. Donc un minimum de renouvellement de l’air...
Dans la gestion des circulations d’air, tenir comptes des pressions en façades (celle exposée aux vents dominants étant en surpression et l’autre en dépression). Globalement, c’est toujours la même façade qui reçoit les pressions les plus importantes et la ventilation va s’effectuer surtout d’une façade vers l’autre ; l’emplacement, les volumes nominaux et le nombre d’entrées d’air devront en tenir compte.
Si les façades sont très peu ventilées de façon passive (cas où il y a des masques naturels ou d’autres bâtiments faisant écran), il faudra alors un système dynamique type VMC.
Bonjour,
Moi, je suis sur le point de faire réaliser ma maison. ce week end j’ai rencontré un maçon qui m’a préconisé le monomur Cegetherm, en pierre ponce. Y aurait il quelqu’un qui aurait déjà construit une maison avec de tels materiaux ? si oui pourrait on me donner differents points de vue entre monomur terre cuite et en pierre ponce ??
Merci a toutes et a tous
Cdlt
Franck
bonjour,
je suis surpris que la solution 1 soit à 0.49 W/M2K alors que dans un autre article, la solution mur type avec bloc béton 20CM + complexe PSE 10/100 arrive à 0.48...
En région sismique, les monomur à isolation répartie perdent beaucoup de leur intérêt. Un construction en bloc béton, mais [1] avec une isolation renforcée (12 voire 15cm), posée en plusieurs couches et avec une contre cloison (briquette ou plaque de plâtre sur rail car pas chaud l’été en Auvergne) et [2] avec des rupteurs de ponts thermiques correspond sans doute au meilleur rapport perfo/prix. N’oubliez pas que la performance des murs en fait pas tout loin de là (cf menuiseries, ventilation et étanchéité à l’air).
Quoi que vous en dites, la construction n’est pas chère en France par rapport aux pays du nord. Les aides de l’état dans le neuf n’ont pas baissé, mais il s’agit de crédits d’impôt, donc il faut avancer les fonds. Enfin, lisez notre article sur l’ossature bois et vous verrez que le bois n’est pas forcément signe de haute performance thermique.
Parfaitement d’accord,les solutions vers lesquelles nous devons nous tourner sont des solutions comportant au minimum 2 couches. Une couche porteuse et une couche isolante et protectrice. A ce titre une solution bois massif - laméllé-collé de préférence - + vêture standard à base de bardage et isolant propre est une solution qui ne génère quasiment pas d’énergie grise. Une maison en madrier, en laméblock ou en BVB doublé d’une laine de bois, d’un pare-pluie et d’un bardage extérieur me semble répondre àde nombreux points évoqués ci dessous :
Résistance thermique élevée
Inertie importante
Énergie Grise minimale
Effusivité agréable ("chaud")
aucun risque de condensation et aucun pare ou freine-vapeur !
et le tout plutôt facile à monter soi- même.
Bonnes constructions
perpignan le 6/01/2009
En réponse à un internaute sur la construction en béton cellulaire, je voudrais apporter mon expérience. J’ai construis moi-même ma maison en 1986 en béton cellulaire(SIPOREX) et à l’époque dans la réion il n’existait pas de maison de ce type car la tradition voulait construire en blocs de béton avec isolation intèrieure et cloison de doublage en brique ! Aussi après une étude poussée j’ai opté pour la solution béton cellulaire épaisseur 25 cm,avec toiture en panneaux sandwish de 140 mm d’isolant polystyrène, chauffage mixte- électrique + insert et diffuseurs de chaleur pour le RdC et l’étage.La maison fait 100m² en RdC et 40m² à l’étage.
Les avantages sont :
rapidité de construction et facilité d’adaptaion dimensionelle(le SIPOREX se coupe très facilement)
cette maison se comporte comme une bouteille thermos : en hiver chaud dedans et froid à l’extérieur et l’inverse en été !
un confort thermique des plus performants à l’époque
coût estimé de l’énergie neccessaire au chauffage : en moyenne 700/800€/an
amortissement rapide sur surcoût des matériaux
Les inconvénients sont :
surcoût des matériaux
fragilité des matériaux aux charges non maîtrisées
enduits extérieurs spécifiques
En bref je suis totalement satisfait de mon choix de l’époque et si je devais reconstruire une maison ce serait à nouveau en béton cellulaire
Si on lit bien le comparatif, la solution avec aggloméré de béton de 20 (dont l’avantage est la faible énergie grise par rapport aux 2 autres solutions) n’est pas :
Agglo de 20 + 10 cm laine minérale + plaque de plâtre, mais :
Agglo de 20 + laine de bois dense + frein vapeur Sd = 10 m + brique plâtrière, avec rupteurs de ponts thermiques, pour les liaisons murs-planchers, ce qui change tout .
C’est le complexe complet qu’il faut considérer et s’il est classé en 2ème position au dessus de la brique monomur de 37,5 cm, ce qui semble faire un scandale, ce n’est pas dû à l’agglo béton (à part le critère de l’énergie grise), mais au reste : laine de bois + freine vapeur + brique plâtrière + rupteurs de ponts thermiques. Si on gardait exactement le même complexe en remplaçant l’agglo béton de 20 par de la brique traditionnelle de 20, à part l’énergie grise en moins bien ,on obtiendrait sensiblement le même résultat.
En ce qui concerne l’isolation thermique d’hiver, si la solution agglo béton avec isolation intérieure arrive en 1ère position avec le monomur terre cuite, c’est dû à la laine de bois et aux rupteurs de ponts thermiques, pas à l’agglo béton dont l’isolation est plus faible qu’une brique traditionnelle.
En ce qui concerne la capacité thermique surfacique, c’est à dire l’inertie intérieure, très importante en confort d’été pour les pièces de jour (à condition de pouvoir assurer un déstockage de la chaleur la nuit par ouverture des fenêtres ou surventilation), si la solution agglo béton avec isolation intérieure arrive en tête, c’est dû à la brique plâtrière et à la laine de bois, pas à l’agglo béton. En effet, seuls comptent, en inertie quotidienne, les 8 premiers cm à partir de l’intérieur de matériaux à forte effusivité. Le rôle de ces 8 premiers cm intérieurs de matériaux qui dans l’idéal devraient avoir en même temps, une forte conductivité thermique (souvent oubliée quand on parle d’inertie), une forte densité et une forte chaleur massique ont pour rôle de pouvoir stocker le jour et restituer la nuit, une grande quantité de chaleur provenant de l’intérieur de la maison. Il est à noter que ce critère de confort d’été est bien pris en compte actuellement par la réglementation.
En ce qui concerne le déphasage, également important en confort d’été avec la réduction d’amplitude de l’onde de chaleur qui lui est corrélée, si la solution agglo béton + isolation intérieure obtient une bonne performance de 12,1 heure, ce qui est suffisant pour permettre le déstockage la nuit de l’onde de chaleur du milieu de la journée provenant de l’extérieur, ce n’est pas dû particulièrement à l’agglo béton, qui sur ce plan est moins bon que la brique car plus conducteur thermique, mais principalement à la laine de bois qui possède une faible diffusivité (faible conductivité thermique, forte densité, forte chaleur massique). Il est à noter que ce critère de confort d’été très important n’est pas actuellement à ma connaissance pris en compte par la réglementation ou on ne parle que d’inertie intérieure pour amortir l’élévation de température et de protection des baies vitrées pour limiter les apports externes instantanés du jour , sans se préoccuper du flux de chaleur dynamique provenant des parois opaques qui peut être extrêmement pénalisant s’il arrive avant la tombée de la nuit (voir par exemple les pièces sous toitures légères ou combles perdus au milieu de l’après midi).
En ce qui concerne l’énergie grise, la solution agglo béton + isolation intérieure arrive en tête grâce effectivement à l’agglo béton (constitué de 85 % de gravillons et sables naturels + 9 % ciment + 6 % eau et non de 100 % de ciment comme certains semblent le croire) mais grâce aussi à la laine de bois peu gourmande en énergie, choisie dans ce comparatif particulier comme isolation intérieure.
En définitive, ce comparatif ne met pas en présence 2 systèmes constructifs généraux, isolation par l’intérieur contre isolation répartie, ou agglo béton contre brique de terre cuite, mais 3 complexes de murs bien particuliers analysés par fonctions, le comparatif n’étant valable que pour ces cas particuliers.
C’est la compréhension de ces fonctions qui permet de construire des complexes comme agglo béton + laine de bois + frein vapeur + brique plâtrière + rupteurs thermiques, complexe relativement cher et donc pas très courant qui trouble les réflexes de pensée habituels sur l’isolation par l’intérieur associée abusivement à laine minérale ou polystyrène + plaque de plâtre.
Mais dans le même esprit, en ayant en tête chacune des fonctions, d’autres complexes peuvent être imaginés.
Bonjour
Classer n°1 dans un comparatif sur l’isolation une construction bloc béton + isolation intérieure c’est un peu comme prétendre que la Dacia Logan est la voiture la plus confortable du monde ...
On peut sortir toutes les "études" que l’on veut il y a des réalités incontournables : il n’y a qu’en France que l’on voit des constructions bloc béton + isolation intérieure
1 - On se prive de l’inertie des murs (quelle idiotie conceptuelle !), excellent régulateur "naturel" de température et d’hygrométrie. J’écris ce post d’une maison de 152 m2 aux murs non isolés mais d’une épaisseur de 50 cm principalement en silex et (une sorte de) chaux ( ?). J’habite une région humide et froide (le Perche), l’hiver dernier j’ai dépensé 1800€ de fuel, avec environ 20°C en permanence dans la maison. Pendant la canicule quant il faisait 35°C à l’extérieur il faisait 28°C à l’intérieur ... venant d’un appartement parisien béton + isolant intérieur le gain de confort est très (très) net ... et pourtant ma maison est pleine de courants d’air (2 portes fenêtres et la porte d’entrée sont d’origine, avec simple vitrage de 2 mm sur les portes fenêtres ( !)
2 - La plupart des isolants intérieurs (chanvre, laine de verre / de roche / de bois etc) se dégradent rapidement, contrairement au monomur qui lui garde ses capacités à l’identique 100 ans plus tard
3 - Les photos sur la pose de monomur, franchement, hum ...
Poser du monomur n’a rien de particulièrement technique, c’est simplement différent de l’aglo (parpaing béton) et les photos que vous montrez sont des réalisations d’artisans ( ?) ayant visiblement plus l’habitude de monter du bloc béton que du monomur ... heureusement, il y en a de moins en moins ... et n’importe quel produit s’il est mal posé verra évidement ses performances mises à mal ... j’aime bien votre site mais je trouve que sur ce point vous exagérez ...
4 - Isoler par l’intérieur c’est fabriquer, mécaniquement, des ponts thermiques entre chaque étage En terme de conception c’est stupide Ah oui mais le lobby du béton est très puissant ... en France J’ai vu pas mal de chantiers au Portugal ce sont les garages ou les dépendances qui sont en parpaings, les habitations sont en briques terres cuites ...
5 - Résumons : mur parpaings à l’extérieur, isolant : BA13 + laine minérale à l’intérieur ... On a donc un mur extérieur froid, englobé d’un isolant chaud (avec une belle sensation de "mur en carton", vive le BA13 !), ce qui donne de la condensation, donc de l’humidité, donc des moisissures et plein de petites bêtes (bactéries, champignons ...) pas toujours très saines
A mon avis, si vous faites construire, bannissez tout ce qui est "bloc béton" et isolant intérieur ... J’ai entendu parler du monomur par des gens qui habitent ce type de maison et en sont très satisfaits Je ne connais pas le béton cellulaire, ça a l’air pas mal aussi, je serai curieux d’avoir l’avis de personnes habitant ce type de maison
Voilà, j’ai donné mon avis de bricoleur du dimanche doté d’une soeur architecte et de plein d’amis bricoleurs également et comme moi intéressés aux matériaux
Bonsoir à tous :)
Un argument un peu bidon, mais ce ne serait pas le seul :)
La durabilité.
La terre cuite tient plus de 6000 ans, et on en a des preuves tant qu’on veut.
Et dans les régions sèches, la brique crue tient également très bien.
Je ne parle même pas de la pierre ponce...
J’attends les résultats du béton. La poussière que j’ai dans mon garage en agglos et béton banché d’où vient-elle déjà ?
Cordialement
Votre analyse ne prend pas en compte la fabrication du ciment nécessaire à la réalisation des agglos béton. Dans ce cas le parpaing arrive loin derrière ! votre analyse est incomplète.
Salutations
Le bloc béton, un matériau vert ? info ou intox ? Si vous écoutez la radio, cela n’a pas dû vous échapper : BlocAlians, l’association des producteurs de blocs Béton, effectue une grande campagne « d’informations » sur le bloc béton, autrement connu sous le nom de Parpaing.
Leur but est de redonner un peu de couleur à l’image de ce produit, notamment face à ses nouveaux concurrents tels que la brique Monomur ou les Ossature-bois. Et la couleur choisie, le Vert, n’est pas celle à laquelle on s’attendait le plus.
Je pense ne pas être le seul à avoir été interpelé par certains arguments imprécis voire faux. Je profite de votre étude pour restituer certaines vérités.
Voici donc les 7 raisons capitales selon BlocAlians :
Le confort thermique : ni VRAI - ni FAUX.
Dans sa comparaison aux autres solutions, BlocAlians prend le cas d’un mur en bloc béton doublé d’un isolant. Le matériau béton en lui-même n’a aucune qualité thermique. Le matériau nu obtient même les plus mauvaises performances par rapport à tous ses autres concurrents. Mais il est vrai que l’on ne construit jamais avec le bloc béton sans envisager une isolation rapportée. La brique monomur, elle, ne demande aucune isolation complémentaire.
Le confort acoustique : VRAI mais...
Par son inertie, ce matériau obtient les meilleures performances dans l’isolation acoutisque si il est associé à un isolant "mou" (laine de verre par exemple). Par contre, un mur de parpaing nu produit une acoustique réverbérante. On ne peut plus parler de confort acoustique. Sur ce plan là, l’ossature-bois donne les meilleurs résultats ; l’ambiance feutrée dans une maison bois est incomparable.
La qualité de l’air intérieur : ni VRAI - ni FAUX.
Ni plus ni moins qu’un autre matériau. BlocAlians n’avance que des généralités, aucuns arguments déterminants face à ses concurrents. Le traitement chimique du bois est certainement un vrai problème de santé mais la nécessité de faire appel à une isolation rapportée fibreuse avec dees blocs béton pose question lorsque l’on pense aux problèmes liés à l’amiante...
Le confort hygrothermique : VRAI et FAUX.
Dans son argumentaire, BlocAlians développe l’argumentaire sur l’inertie du matériau permettant une limitation des variations d’amplitude de température ; ce qui est vrai moyennant une isolation par l’extérieur, extrèmement rare en France.
BlocAlians affirme "FAITES BARRAGE À L’HUMIDITÉ AVEC LE BLOC BÉTON" mais sans avancer d’arguments techniques. En quoi ce produit est-il un barrage à l’humidité ?
les ressources naturelles : VRAI.
Le bloc béton est composé principalement de sable et de cailloux, disponibles en abondance sur tout le territoire. De même, la fabrication du bloc béton étant bien répartie, le transport jusqu’à son lieu d’utilisation s’en trouve réduit.
Mais là où BlocAlians fait nous ment est dans l’affirmation que la fabrication du bloc Béton ne requiert aucune cuisson. C’est FAUX. Mensonge par omission mais mensonge quand-même : la fabrication du ciment, liant principal du bloc Béton, requiert l’utilisation de fours à haute température consommant une énorme quantité d’énergie. C’est cette contre-vérité qui m’a choqué le plus et qui me fait prendre la plume aujourd’hui. De plus la nécessité de rajouter des isolants tels que la fibre de verre ou la laine de roche cuites à très haute température rend le bilan encore plus mauvais.
L’entretien et la maintenance : VRAI.
Le bloc béton est un matériau pérenne et sans-souci... comme la plupart des matériaux.
la qualité du recyclage : VRAI.
Le bloc béton peut être recyclé en d’autres blocs béton. Mais les fabricants le font-ils réellement ? Sommaire Un comparatif presque vide...
Pour finir, BlocAlians propose un tableau de comparaison avec les autres techniques : le Monomur, la terre cuite mur doublé, l’ossature-bois. Mais la comparaison s’arrête au monomur ; le reste du tableau comparatif est vide. Bizarre ! Sommaire Conclusion :
il est vrai que le bloc béton souffre d’une mauvaise image de marque depuis quelques années, notamment depuis la montée des autres matériaux concurrents.
Pourtant ce matériau a de réelles qualités.
Une vrai campagne d’information était peut-être nécessaire mais de là à affirmer que c’est un matériaux vert ! pourquoi en faire autant ?
Du coup, le produit y perd encore en crédibilité.
Les matériaux de copnstruction en terre cuiteFabricant de monomur de pierre ponce Cogetherms.
Nous pouvons vous assurer que nous n’avons pas les problèmes qu’ont les monomurs de terres cuites ou de bétons cellulaires (arases, appuis/ seuils, tableaux, coupes et étanchéité à l’air). Notre bloc monomur Cogetherms est composé uniquement d’une matière naturellement isolante, la pierre ponce. Avec cet agrégat, nous pouvons faire un mortier isolant, des produits isolants ainsi que du Béton isolant de pierre ponce (30 MPA). La mise en oeuvre de nos monomurs Cogetherms se fait donc avec le mortier isolant de pierre ponce. Ainsi, nous remplissons la RT 2005 et les futures RT, à savoir que les joints verticaux et les coupes sont remplis avec le mortier de pierre ponce donc étanchéité à l’air et ponts thermiques sont totalement inexistants.
Fédération Française des Briques et Tuiles : "Je vous invide à aller voir de la laine de verre (et à fortiori du bois) dans des murs ou plafonds construits il y a 20 ou 30 ans. "
Effectivement, j’ai vu des photos de laine de verre, face parpaing, noircie par la formation de moisissures (nocives pour la santé). Ceci est dû à la négligence du calcul du point de rosée et donc à une mise en oeuvre inadéquate des produits isolants. La condensation a toujours lieu à l’interface de deux composants du mur différents.
Par contre, là où je ne suis pas d’accord, c’est sur la durabilité d’isolants bois par rapport à la laine de verre : quand utilise un produit aussi coûteux, on en connaît les caractéristiques et on fait en sorte que la paroi soit bien conçue. Dès lors, la durabilité du mur est équivalente à n’importe quel autre produit. (Les églises Norvégiennes du XII siècle, en bois, nous le prouvent)
Mais je ne vous en veux pas, on a tellement l’habitude d’entendre n’importe quoi sur le bois...
Je suis tout à fait d’accord avec la fedération française des briques et tuiles et voudrais ajouter quelques enrichissements essentiels sur le sujet. Tout d’abord pour des régions comme l’allemagne, l’autriche ou encore le nord italien, les français ont mauvaise réputation sur la qualité de leurs isolations. Aujourd’hui le seul procédé en commun avec eux est le monomur.
Le parpaing est à banir, c’est la solution du pauvre. Dans tous les cas, partir sur de la brique ou thermopierre. Ensuite, si l’on veut discuter isolation, il faut oublier l’isolation interieur, encore une fois solution du pauvre (isolants qui se dégrades dans le temps, murs en interieur en "carton", problèmes de pose de ces fameux ponts thermiques et efficacité, mauvaise répartition des laines de verres,...). Bref, une isolation se fait par l’exterieur. Je rappelle que tous les pays nordiques,allemagne, autriche... utilisent des isolations exterieures et ils ont comme tous le monde le sait énormément plus de contraintes climatiques que nous. Je pense que l’enquète de départ reste interessante par le fait d’exister, mais leur résultat est incohérent et leur études pseudo-scientifiques. Il y’a d’autres sites de comparaisons qui donnent des résultats tout à fait différents. A mon avis, il s’agit, par chauvinisme français, de justifier les mauvaises constructions françaises actuelles. La réalité est qu’un architecte français se trouverai bien honteux devant sont collègue suédois.
Dans le sud de l’europe et dans le nord, nombre de constructions sont en briques et avec isolation exterieure pour le nord.
J’ai pris le temps d’ecrire ces phrases pour les personnes qui veulent faire construire une maison de qualité avec les orientations de départ les plus pertinentes, dans le but d’améliorer nos maisons de france.
Bonjour,
Merci et bravo pour votre site très intéressant.
Je voudrais faire la distinction entre l’énergie grise et le bilan écologique réel de la fabrication des produits utilisés dans les différentes solutions. En particulier, l’énergie grise n’est pas proportionnelle à la quantité de gaz à effet de serre émise, car, par exemple, la fabrication du ciment nécessite une réaction chimique dégageant du CO2 (et ceci représente 60% - soit une part non négligeable - des émissions de CO2 de l’industrie du ciment).
De plus, comment s’explique la différence très importante entre les différentes énergies grises ? Par la cuisson de la terre cuite ? Mais le ciment nécessite également une cuisson... De plus, le béton utilise de nombreux éléments très divers pour sa fabrication, ce qui fait beaucoup de camions sur les routes. Cela est-il pris en compte dans le calcul de l’énergie grise ?
Concernant l’inertie des différentes solutions, il faut tenir compte de configuration retenue : isolation par l’intérieur ou isolation répartie. Comment une technique avec isolation par l’intérieur pourrait-elle être plus intéressante sur ce point, alors que toute l’énergie est restituée à l’extérieur ?
Si quelqu’un a des précisions sur ces différents points...
Cordialement
Nicolas L
Bonjour,
votre comparatif est trés instructif sur l’éfficacité réélle de ces 3 solutions constructives ! Echangant régulièrement avec des BE Thermiques sur le sujet, vos résultats sont bons. Depuis quelques années, le marketing des briquetiers voudrait nous faire croire que sans eux, rien de bien ! évidemment non ! Il n’y a pas de mauvais produit, mais parfois des solutions moins heureuses que d’autres. Il est risible de lire la réaction de la fédération française des briques et tuiles !
Vous évoquez que trop peu le rapport cout/m2 lors de la construction : aussi la meme grande surprise !
Cordialement
David Q
Bonjour,
Je ne suis pas capable de juger réellement de la qualité du comparatif et même de suivre toutes les finesses de calcul : normal, je ne suis pas pro.
Mais une chose m’étonne, c’est qu’on compare les matériaux sans tenir compte de ce qui est utilisé ensuite pour parfaire l’isolation. La plupart des gens qui construisent en parpaings ou en béton cellulaire utilisent ensuite l’éternel placo doublé de laine de verre. Personnellement je trouve ça pénible à poser (ça pique et ça fait tousser), pas sain pour deux sous et assez moche comme résultat (on a l’impression d’avoir des murs en carton).
Avec les monomurs, on se contente d’un enduit à la chaux à l’intérieur et à l’extérieur, en trois couches, et le tour est joué. C’est quand même autre chose, non ?
zeboulone
http://construiresamaison.nuxit.netBonjour,
Je me permets d’intervenir en tant que président du Syndicat National des Fabricants de Béton Cellulaire au sujet de la valeur de conductivité thermique prise en compte pour le béton cellulaire : Les valeurs de conductivité thermique du matériau font l’objet d’une certification. Le référentiel de certification est celui de la marque NF. Les usines bénéficiant de cette certification, ainsi que les valeurs certifiées sont disponibles sur le site du CERIB, laboratoire notifiée par l’AFNOR pour le suivi de la marque NF. J’ajouterai que les valeurs de conductivité thermique sont également validées par le CSTB avant d’être certifiées NF.
Le produit utilisé pour le mur extérieur à un lambda utile de 0.10 W/(m.K)et non 0.12 W/(m.K).La résistance thermique d’un mur non enduit de 36.5cm d’épaisseur est donc de : 3.41 m2.K/W soit une résistance totale pour le mur enduit 2 faces de 3.63 m2.K/W.
Sur le plan environnemental il y a également des informations à rajouter intéressantes sur le matériau (absence de COV, de fibres,etc.) ; mais pour cela, il suffit comme vous l’indiquez, d’aller consulter la base de données INIES.
Bonjour,
Juste pour rappeler que l’énergie grise nécessaire pour produire le ciment constituant du béton ne doit pas être omise !
Bonjour,
Pas d’accord du tout avec le précédent post : .
sécurité : feu. L’isolant bois n’est sûrement pas une bonne solution.
Sur quoi vous fondez-vous pour asséner de telles vérité premières ? Quelles études, quelles classements au feu, quels produits ? Plaque de plâtre+ isolant fibre de bois ou cellulose => M0. La cellulose est M1. En outre la laine de verre+colle+kraft pare-vapeur est-elle réellement sans danger et exempte de COV ?
>> Le mur stocke l’énergie solaire la journée et la restitue la nuit, ce qui diminue fortement les besoins de chauffage en mi-saison.
Reste à savoir dans quelles proportions et vers où sera restituée l’énergie emmagasinée. Ces réponses, des notions de physique du bâtiment basiques nous les apportent (dispo dans n’importe quel bouquin de thermique) : l’énergie emmagasinée sera relargué vers le milieu ayant le gradient de t° le plus élevé avec le mur, soit l’extérieur. A quelle profondeur pénétrera la chaleur captée ? Si on compte par exemple sur 8 h d’ensoleillement, la diffusivité du matériau nous renseigne sur ce point : moins de 1 cm. Si vous voulez faire du captage passif, c’est avec du vitrage qu’il faut le faire, pas avec de la brique. En revanche, la brique a bien sûr la capacité à emmagasiner la chaleur (environ 2* plus que le bois massif, et 2* moins que le béton, pour donner un ordre d’idée). Ce qui est intéressant, c’est qu’elle met du temps à se "charger". L’avantage est bien sûr le confort d’été avec la brique monomur, qui offre un temps de transfert intéressant, donc une capacité à amortir l’onde de chaleur des journées chaudes. En revanche en cas de canicule prolongée et de t° nocturnes élevées (cf 2003), cet avantage devient un inconvénient.
En conclusion, la brique a plein d’avantages, c’est vrai : matériau hygrorégulateur si on utilise des parements adéquats, effusivité moyenne, Mais pas forcément ceux que le marketing veut mettre en avant : sa fabrication est polluante, son pouvoir isolant limité, et on pourrait également parler du confort acoustique intérieur, loin d’être optimum.
Je ne milite pas non plus pour le parpaing, mais pour des techniques de construction raisonnées. Le fait, par exemple, d’utiliser un matériau porteur pouvant supporter 5 étages pour faire du plain-pied me semble être une première aberration environnementale, surtout quand le matériau constituant le porteur ne permet pas d’obtenir des performances thermiques hivernales excellentes (ei se passer de chauffage central, par exemple)
Le comparatif est intéressant mais le protocole de calcul mériterait d’être (au moins sommairement) rappelé avant la présentation des résultats.
Beaucoup de maisons sont construites en monomur ou béton cellulaire de 30 cm, dans des régions ou les amplitudes thermiques sont modérées (régions de la côte atlantique par exemple). Cette épaisseur de mur aurait pu mériter quelques calculs comparatifs au lieu d’être exclue d’emblée.
Autre point, comment sont pris en compte les variations de température dans une maison du fait du nécessaire renouvellement de l’air intérieur ? Une petite remarque sur la nécessité de penser en parallèle à des solutions type puits canadien serait la bienvenue. Combien de murs de maison soit disant bien isolées sont perçées de trous pour l’aération, alors que les fenêtre montées juste à côté répondent aux dernières normes d’isolation et que les murs sont très épais.
Un autre sujet est l’exposition de la maison. On peut multiplier les exemples.
Bref tout ceci est à pondérer, l’optimisation de l’isolation ne se limite pas au seul choix des matériaux.
bonjour,
ma maison est faites en monomur de 30 cm ( parfaitement montee) + vide d`air 5cm + doublage isophon 9,8 cm.3 couches enduit chaux R= 2.55+0.46+0.4+0.04= 3.45 et ceci A VIE.Dans 30 ans , le R n`aura pas bouger d`un iota. Votre site est excellent , mais il faudrait simplement preciser que 10 cm laine de verre style GR 32 avec R=3.15 devient poussiere et R= 1 ou 1.5 apres 5 ou 6 ans . Ceci signifiant qu`une maison en agglo+10cm laine de verre , soit R= 3.30 , dans 30 ans.. R= 1.7 MAXI.
Bone soiree , et encore une fois , votre site est extremement interessant
Votre article appelle de notre part deux remarques majeures :
1) le choix des modes constructif est incomplet et ne considère pas un quatrième mode constructif très fréquent qui est la solution brique terre cuite de 20 à perforations verticales et joint mince + isolant + contre cloison. Il est évident que quel que soit le cas de figure considéré, cette solution sera toujours forcément plus performante que le parpaing béton qui n’a qu’un R de 0,2.
2) le choix des critères de sélection est partiel et nous trouvons très réducteur de réduire le développement durable à la thermique et l’isolation.
Votre comparaison qui se veut une comparaison écologique oublie de prendre en compte les aspects suivants :
Santé (et notamment qualité de l’air). Il se trouve que les produits terre cuite sont excellents dans ce domaine, notamment pour l’absence d’émission de COV et formaldéhyde. Le monomur terre cuite est le seul produit de gros oeuvre à avoir fait l’objet d’analyse très poussée (avis CESAT) réalisé par le CSTB.
sécurité : feu. L’isolant bois n’est sûrement pas une bonne solution. Il faudrait bien sûr mettre de l’isolation en laine de verre, mais ce faisant on changerait le bilan en énergie grise de la solution isolation rapportée, qui deviendrait du même ordre grandeur que celle du Monomur.
durabilité : la durabilité des produits de terre cuite est supérieure au siècle ... ce que n’aucun isolant rapporté ne peut prétendre. Je vous invide à aller voir de la laine de verre (et à fortiori du bois) dans des murs ou plafonds construits il y a 20 ou 30 ans.
quand à la thermique, je note que vous prenez en compte l’inertie aussi bien en isolation répartie que rapportée. Je vous rappelle que si ce critère est très pertinent pour l’isolation répartie (le meur stocke l’énergie solaire la journée et la restitue la nuit, ce qui diminue fortement les besoins de chauffage en mi-saison), il l’est beaucoup moins pour l’isolation rapportée :celle-ci empêche la restitution à l’intérieur de la maison, ce qui diminue son impact. Le critère inertie est donc employé de façon inexacte dans la solution.
mise en oeuvre : l’évaluation me parait de mauvaise foi : d’une part, vous ne pouvez pas généraliser à partir d’un chantier mal fait en Monomur à l’ensemble des chantiers et d’autre part, nous pouvons vous fornir également des photos de chantiers très mauvais en parpaings béton.
J’ajoute, en ce qui concerne le parpaing, que la technologie des rupteurs de ponts thermiques est délicate, mal maîtrisée des maçons et qu’une fois les planchers coulés, il est impossible de voir quoi que ce soit. On peut se demander combien de rupteurs (s’ils sont posés) rompent correctement les ponts thermiques.
En conclusion, nous relevons tout au long de votre "match" des oublis importants, à la fois sur les modes constructifs retenus et les critères de choix, et des inexactitudes également importantes dans vos évaluations. Nous remarquons également que ces oublis et incertitudes vont malheureusement tous dans le même sens, celui de pénaliser les solutions de terre cuite et de favoriser le béton.
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